L’attaque des (presque) clones musicaux (I) : la chanteuse blonde à voix feutrée.
Ce serait idiot de ne pas exploiter un concept qui fonctionne. Non ?
On a eu le cas avec les Tamagotchis, les Pokémon, Walt Disney, Barack Obama et Nicolas Sarkozy (rayez la mention inutile).
Mais connaissez-vous la chanteuse blonde à la voix feutrée, profonde, de velours, soul, grave, etc. ? Sylvie Vartan ? Euh… Non.
Le concept remonte aux années 1960 avec la très controversée Dusty Springfield et son “Son of a Preacher Man“. Efficace, le morceau est repris jusque dans la bande originale de Pulp Fiction.
C’est poussiéreux tout ça. Hu hu. Hum.
Pour actualiser la chose on a eu Duffy (Dusty ?) et son titre “Mercy” (le clip fait dans le détail, on dirait presque que c’est d’époque), usé jusqu’à la corde l’année passée. On fait du vieux avec du neuf. Mais comme le show business consume et consomme ses créations répidement, le neuf devient vieux à la vitesse du Faucon Millenium. Au placard, Duffy.
Alors cette année l’industrie de l’être humain talentueux qui sert à vivre par procuration nous a fait profiter de sa petite dernière, Pixie Lott. Fort désirabe jeune demoiselle, tout comme sa compatriote Duffy. Oui, toutes deux sont britanniques, l’une anglaise, l’autre galloise. Aux Etats-Unis, on fait plutôt dans la Taylor Swift, très édulcorée, très teen très pop, trop fade.
Pour la comparaison, c’est maintenant. À ma gauche, Duffy. À ma droite Pixie (Vous permettez que je vous appelle par votre prénom ?). Alors ? Non, ce n’est pas la même maquillée différemment.

"Mercy" vs. "Mama do (Uh Oh, Uh Oh)".
Et la musique alors ? Une fois encore, ce n’est pas absolument identique (encore heureux…) mais il y a des similitudes.
Le clip de Duffy. Notez la coiffure.
Celui de Pixie. Notez la coiffure.
Jean-Louis David bosse donc pour Polydor et Universal. Ah pardon, c’est la même maison.
Sans être André Manoukian (si tant est qu’il soit une référence), vous conviendrez qu’il y a certains points communs, c’est normal. Tout comme les hamburgers du Mc Donald’s, les starlettes anglo-saxonnes médiatisées aussi (à quelques exceptions près) ont une duirée de vie limitée. Il faut bien répondre aux attentes du consommateur.
Bientôt un prochain opus.
Carousel.

Siamois, regard céruléen.
“Here I am, standing on my own.”
Voici l’anecdote qui a valu à cette chanson de ne pas être happée par le trou noir de la musique que je n’écouterai jamais.
Une soirée arrosée avec des copains, rien de particulier en somme. De l’alcool, des jeux vidéos et des balades nocturnes pour montrer qu’on est vraiment très bêtes et qu’on s’amuse d’un rien (se fourrer la tête dans le bac à ordures d’un centre commercial ou encore hurler pour réveiller les honnêtes gens, par exemple.)
Après une nuit agitée, éclaboussée de vomi, d’aspirine et d’inquiétudes, le réveil est difficile mais matinal. Tout le monde pionce encore, je me sens d’autant plus seul que je ne sais pas comment faire fonctionner le home cinema de mon hôte. Zut. Par contre, il y a un lecteur CD et quelques galettes. Hop, on enfourne celle dont la jaquette est la plus avenante.
Première chanson : le choc. Toute une vie de lycéen (jeune adulte ?) résumée en trois minutes ! Adjugé, vendu ! Ce sera ma chanson préférée, au moins pour un temps.
Patriotisme, discipline, espoir et surtout pas de capotes, ça freine la reproduction.

Ce soir Minus, nous allons tenter de conquérir le monde !
Si on vous dit :
- Des jeunes, beaucoup de jeunes, sélectionnés (triés sur le volet ?) par l’administration centrale d’un état ;
- Un mouvement (populaire ?) initié par des membres ainsi que des proches de l’administration centrale de ce même état ;
- Un mot qui commence par “Na” et se termine par “i” (c’est tendancieux de ma part, je l’avoue) ;
- Un projet de modernisation et de progrès pour un pays, à base de d’amélioration sociale et d’augmentation du niveau de vie pour l’ensemble d’une nation ;
- Une forte volonté de retrouver un rayonnement international et une puissance qui permettront de ne pas se laisser marcher dessus par les “occidentaux” et leur mauvais jumeau, les Etats-Unis ;
- “Personne ne doit toucher à notre intégrité territoriale ! Nan mais quand même...” ;
- Le syndrome d’immmunodéficience acquise (SIDA) est une “vue de l’esprit“. De toute façon, c’est pas dangereux ;
- Cela ne se déroule pas en 1933, mais en 2009.
Alors, vous ne voyez pas ? Allez donc jeter un oeil du côté de l’Oural. Enfin sur le site de l’Express, plutôt.
En gros, beaucoup de nationalisme, une dose de socialisme. Rajoutez à cela la question de l’Ossétie du Sud (des faits à parler de velléités d’annexion, il n’y a qu’un pas) et vous obtiendrez… Rien. Pour le moment.
Oui, je sais : conspirationnisme, “la théorie du complot, tu vois, bla bla…” et reductio ad hitlerum, tout ça.
“Heureusement, il y a Barack… Baaa-rack !“
Tintin au Congo must die.

"Ca y en a Tintin !" Hergé, Tintin au Congo, Casterman, Tournai, 1984, p. 36
On a pu lire récemment que les mécènes d’une bibliothèque de Brooklyn ont demandé à ce que soit retiré (“blacklisté“, fin jeu de mots !) des rayons le deuxième opus des aventures de Tintin, “Tintin au Congo“. Chose identique se serait déjà produite chez nos voisins britanniques.
C’est écrit chez Patrick Lozès (entendu à plusieurs reprises à la radio et qui m’a semblé crédible, pondéré et pertinent dans ses propos).
Etant un inconditionnel de Tintin depuis ma plus tendre enfance (ce sont les premières bandes dessinées que j’ai lues, elles appartenaient à mes parents auparavant), je m’interroge. Il est vrai que l’image de l’Afrique en général, et des Noirs en particulier, que dessine Hergé dans cet album n’est pas très rutilante. Pas du tout, en fait. Elle fait sourire, comme on peut s’amuser aujourd’hui d’éléments qui appartiennent au passé mais qui n’étaient pas si drôles lors de leur occurrence.
Mais comme toute chose, il convient de la replacer dans son contexte de l’époque : l’Europe colonialiste de la première moitié du XXe siècle. Aussi, j’ai déjà entendu dire (sans sources fiables, vérifiables et avérées, pardon) que l’auteur avait rassemblés et mis en scène, à dessein ou non, tous les pires clichés que l’on trouvait alors sur l’Afrique et les Africains. Ceci explique cela.
Pour y remédier, des solutions sont proposées. Par exemple l’insertion de textes didactiques. Est-ce que cela reviendrait à dénaturer l’oeuvre en elle-même ?
Oui, parce qu’on ne pourra plus la lire sous des lumières vierges, propres et subjectives.
Non, car c’est probablement chose nécessaire pour comprendre le raisonnement de l’auteur, ce qui a pu motiver ses choix et ainsi parvenir à prendre de la distance (pourquoi pas de la hauteur ?) par rapport à ce qui peut être considéré comme “offensant“, selon les termes de Patrick Lozès.
Non aussi, car l’ajout d’une simple page de garde permettant de mettre en perspective l’ensemble de la bande dessinée n’altérerait en rien son contenu, ni d’ailleurs la lecture ultérieure. Au contraire.
Le rapprochement pourra déplaire et être considéré comme déplacé, je l’ose tout de même. Il est aujourd’hui question de rééditer une arme de destruction massive (“N’importe quoi, tout de suite les grands mots… Pfff.“). Annotée, bien sûr, pour aider à la compréhension et au détachement.
Difficile de faire la part des choses.
Horatio, Christian, Lennie et la prothèse mammaire.
Un cadavre dans une benne à ordures. 22 v’là Les Experts : Miami (parce que les palmiers et les alligators c’est mieux que les casinos et Ellis Island). Envoyez le générique !
“Yeah !”
Pas toujours facile de résoudre un crime pour Horatio Caine, alors imaginez pour un enquêteur lambda…
Rajoutez à cela le fait que certains éléments permettant de faciliter l’identification du cadavre (les dents, les doigts ou encore le visage) font défaut. Carrément décourageant.
Haureusement le Dr Christian Troy passait par là. Il se trouve qu’il a eu la défunte entre les mains quelque temps auparavant. Il n’est pas embaumeur mais chirurgien. Oui, la chirurgie plastique fait des miracles.
“Dis, Horatio, tu sais que les prothèses mammaires ont toutes un numéro ?”
“C’est pas vrai ? Mais alors l’ADN ne sert plus à rien ! Merci Christian.“
“De rien. C’est quand tu veux pour les implants capillaires.”
Et hop, voilà que le problème de l’identité est résolu. Il ne reste plus qu’à retrouver le meurtrier, mais ça c’est plutôt dans les cordes de Lennie Briscoe.
L’image provient d’ici.
“On n’est jamais trahi que par les siens” : pléonasme inside ?
Pourquoi ?
Parce qu’il est difficile d’être trahi par quelqu’un en qui l’on n’a pas confiance, forcément. Par “les siens“, il y a fort à parier que l’on songe naturellement aux proches, quelle que puisse être la raison de la proximité : le sang (qui n’est pas une garantie, d’ailleurs), les idées ou encore les affinités personnelles. Les intérêts, quelquefois. Souvent, même.
Ici, “les siens” semble faire référence aux personnes en qui on peut avoir confiance a priori ou du moins de qui l’on ne craint pas de revirement en particulier.
Forcément, il est très difficile d’être trahi par quelqu’un qui se situe du côté ennemi. Si la méfiance est de mise, point de trahison. Il n’y a trahison que s’il y a confiance, aussi ténue soit-elle. Être trahi par les siens serait donc un pléonasme ?
“Tu quoque, fili.” Ben ouais.
Les Français aiment le “chimpanzé en rut”. Si, si.

Il a la banane, Strauss-Kahn.
Pour 2012, le candidat socialiste préféré des Français serait DSK. Dominique Strauss-Kahn, quoi.
Les sondages relayés par divers sites de journaux sérieux l’affirment (Libé, L’Express, Le Point… Dans un souci d’impartialité politique je voulais y ajouter Le Figaro, mais l’info n’y est pas mentionnée).
Qu’à cela ne tienne, allons donc fouiller les poubelles. On trouve cet article intéressant sur AgoraVox. Pour faire court, la vidéo qui y figure met en scène Thierry “Magnéto, Serge !” Ardisson et ses convives (mot dans lequel il y a “vives“) parmi lesquels se trouve Tristane Banon. Cette jeune femme – elle annonce la couleur - est selon ses propres mots le “fruit d’un père déficient, et d’une mère qui l’a eu tard” (j’aurais écrit “eue“). Elle décrit DSK en ces termes : “chimpanzé en rut“. Rien que ça.
Info ou intox ? En tout cas, le FMI s’en fout à fond. Après le bling-bling voici venir le olé-olé. Enfin.
Inglourious Basterds. Hugo Stiglitz.
Impossible d’échapper à Inglourious Basterds, le nouveau Tarantino. Pour être in, trendy, fashionable et que sais-je encore, il ne faut surtout pas dire que c’est un film, mais un Tarantino (avec ou sans majuscule, nom propre ou commun ?). “Nan, mais c’est pas possible, t’as pas encore vu de Tarantino ? Arrête, quoi !“
Pour être encore plus dans la tendance, il faut aller le voir. J’avais apprécié Pulp Fiction (ben comme tout le monde ou presque, non ?), donc pourquoi ne pas aller le voir. Non, ce n’est pas une excuse pour essayer de légitimer le fait d’avoir cédé à la pression sociale et médiatique exercée sur le citoyen moyen.
Bref. Hier soir je suis allé le voir avec des amis, les deux meilleurs (la suite sur jeracontemavie.uselessblog.fr). L’un d’entre eux a bien résumé les 2 h 30 du film en déclarant simplement “c’est du vrai Tarantino“.
En gros : plusieurs histoire entremêlées et entrecoupées, une grande variété de personnages, pléthore de références cinématographiques (peut-être un peu trop pour le profane qui s’ennuiera dans les passages du type Piz Palu) et l’omniprésence d’un humour aussi noir que décalé.
Malgré certains moments ennuyeux (me suis fait chier comme un ours blanc rat mort qui sèche au soleil en cette période de canicule) et le manque de relief de certains personnages qui semblent réellement receler grand intérêt pour le spectateur (Donny Donowitz), ça reste un film qui se laisse voir, voire regarder, sans trop de difficultés. Historiens, s’abstenir.
Hugo Stiglitz !
Pour celles et ceux qui habiteraient sur l’une des Îles Eparses du canal du Mozambique, voici le teaser (ou trailer ou bande annonce, mais c’est moins in).
Disette médiatique au pays du hamburger.
D’abord ce fut le short de Michelle Obama, sujet d’une importance cruciale, qui a “choqué” les médias anglo-saxons. Cet épineux problème a par la suite contaminé nos bons vieux médias français. On retrouve le sujet sur le site du NouvelObs.
Il est vrai que notre Première Dame n’a pas de quoi choquer de ce point de vue. En effet, elle n’a pas été aperçue en short pour la bonne et simple raison qu’elle n’en avait pas (cf. photo). Bonus ici (NSFW).
C’est maintenant au tour de la mise en scène de Big Brother Intermarché dont le pauvre Luc Chatel a été victime d’être relayée dans le New York Times (ceci n’est pas une blague). Vous pourrez lire l’article ici.
Et la réforme du système de santé des Etats-Unis dans tout ça ?
L’original de la photo, c’est par là.




